Ancienne gérante de bar, Marie est aujourd'hui technicienne transport et douane chez Soitec. Son parcours atypique prouve qu'il n'y a pas de ligne droite quand on ose sortir de sa zone de confort.
Quel est ton poste aujourd’hui chez Soitec ?
Je suis technicienne au service Transport & Douane. On gère les opérations export et import liées aux produits et équipements Soitec. J’ai rejoint ce service en 2020.
Quel a été ton parcours avant Soitec ?
À l’origine, je n’étais pas du tout dans l’industrie. Je travaillais dans des bars et restaurants l’été pendant mes études, puis j’ai obtenu un bac+4 à l’ISEG à Lyon. J’ai essayé l’immobilier pendant deux ans, mais ça ne me correspondait pas. Je me suis donc lancée dans un projet que j’avais en tête depuis longtemps : ouvrir mon propre bar. En 2010, j’ai racheté un établissement en difficulté. Grâce à mes compétences en gestion et en analyse financière, j’ai réussi à redresser l’activité.
Pendant six ans, j’ai régulièrement travaillé plus de 70 heures par semaine, avec peu de vacances. J’ai revendu le bar en 2016 car ce rythme était difficilement compatible avec ma vie familiale, mais j’en garde un souvenir très positif. J’ai tout appris sur le terrain, parfois en faisant des erreurs, notamment au début. Cette expérience a été extrêmement formatrice.
Comment passe-t-on d’un bar à la microélectronique ?
Par hasard. C’est lors d’un service au bar, en discutant avec des clients qui travaillaient chez Soitec, que l’idée a germé : ils voyaient en mon dynamisme un profil idéal pour l'industrie du semi-conducteur que je ne connaissais pas du tout. Sans cette rencontre, je n’aurais probablement jamais postulé.
Transition facile ou choc ?
En janvier 2018, j’ai intégré Soitec comme opératrice en salle blanche (TTH). Je « repartais de zéro » par rapport à mon parcours initial, mais je ne l'ai jamais vu comme un frein. Au contraire, j'ai découvert un univers passionnant, très pointu, et surtout, les avantages du salariat qui m’ont permis de me concentrer sur ma vie familiale.
Au bout d'un an et demi, j’ai commencé à postuler en interne. Deux refus. À la troisième tentative, c’est passé et j’ai rejoint le service Transport et Douane comme technicienne.
Ce poste a été une révélation : il faisait le pont entre mon expérience de terrain et mes études de commerce international, tout en m'ouvrant les portes d'un domaine technique que je ne connaissais pas. J’ai développé un réel intérêt pour la douane et les enjeux liés aux flux internationaux. Aujourd’hui, cela fait cinq ans que j’évolue dans ce service, et je m’y sens pleinement à ma place.
Et la suite ?
En intégrant Soitec, je ne m’imaginais pas repartir sur les bancs de l’école un jour. Sous l’impulsion de ma manager, j’ai décidé de reprendre mes études pour obtenir un bac +5, avec l’objectif de devenir ingénieure transport et douane.
Mon conseil à ceux qui hésitent ? Si le moment est aligné avec votre vie personnelle, foncez. Le profil parfait n'existe pas - c'est souvent une question de timing et de rencontres.
Chez Soitec, les opérateurs ne réalisent pas ce qu'ils apportent. C'est un vivier énorme. Sortir de sa zone de confort est formateur et est une force. Même après un refus, il ne faut pas se décourager. Chaque profil est unique et il sera forcément un atout quelque part.