Sixième volet de notre série consacrée aux Champions ESG de Soitec. Présents dans de nombreux métiers, ils jouent un rôle clé dans la démarche de durabilité du Groupe : chacun dans son domaine d'expertise, ils accompagnent les équipes, font progresser les pratiques et contribuent au reporting de durabilité. Découvrez leur parcours, leur métier et la façon dont ils transforment, au quotidien, les ambitions de Soitec en actions concrètes.
À la tête des Innovation Hubs de Soitec, Sandrine pilote une équipe internationale de 130 personnes en CDI réparties sur cinq sites. Ses équipes accompagnent le développement de nouvelles technologies, depuis la réalisation des prototypes et leur caractérisation jusqu’au pilotage financier des activités d’innovation.
Ingénieure INSA Lyon en science des matériaux, titulaire d’un doctorat en métallurgie réalisé pour l’Agence spatiale européenne, certifiée Green Belt Lean 6 Sigma par Jaguar et titulaire d’un Exec MBA de l’INSEAD, Sandrine a également occupé plusieurs fonctions de direction dans l’industrie lourde. Elle a rejoint Soitec en 2019 avec une mission claire : structurer la direction de l’Innovation, alors tout juste créée.
Aujourd’hui Championne ESG en charge de l’Innovation de Soitec, elle contribue notamment à intégrer les enjeux environnementaux dès les premières étapes du développement technologique. L’innovation étant au cœur de la croissance du Groupe, Soitec a fait le choix d’en rendre compte volontairement dans le cadre de la CSRD1.
Intégrer l’environnement dès les premiers choix
Pendant longtemps, les décisions de recherche et développement ont principalement reposé sur trois critères : la performance, le coût et les délais. En collaboration avec les équipes Sustainability, la direction de Sandrine y a ajouté une quatrième dimension : l’environnement et l’économie circulaire.
« L’innovation est à la croisée des besoins de nos clients, des travaux menés par les grands instituts de recherche et des futures productions à grande échelle, explique Sandrine. C’est à ce stade que nous disposons encore de la plus grande liberté pour choisir les matériaux, privilégier ceux dont l’analyse du cycle de vie est la plus favorable et éviter les substances dangereuses ou certains risques liés à la chaîne d’approvisionnement. Si nous ne remettons pas ces choix en question suffisamment tôt, modifier une technologie par la suite peut devenir extrêmement complexe, voire nous faire perdre un marché. »
Pour faire vivre cette approche au quotidien, ses équipes ont progressivement intégré de nouveaux réflexes dans leurs méthodes de travail.
Dans le cadre de l’initiative Greenovation, des capteurs ont notamment été installés sur certains équipements de Bernin. Ils permettent de mesurer, machine par machine, les consommations d’eau et d’électricité pendant les phases de développement.
L’environnement est également pris en compte lors de l’achat de nouveaux équipements. Chaque proposition d’investissement comprend désormais une analyse dédiée, qui permet de comparer l’empreinte environnementale de la nouvelle machine avec celle de l’équipement qu’elle remplace.
Enfin, des indicateurs couvrant les scopes 1, 2 et 3 ont été intégrés aux différentes étapes du Product Life Cycle. L’impact environnemental d’une technologie est ainsi évalué tout au long de sa maturation, depuis les premiers choix de conception jusqu’à son industrialisation.
Faire travailler les Innovation Hubs comme une seule équipe
Parmi les avancées récentes, Sandrine est particulièrement fière des liens créés entre les différents Innovation Hubs. Les équipes de Singapour, de Belgique, du Bourget-du-Lac, de Grenoble et de Bernin fonctionnent désormais au sein d’un même réseau international, dans lequel les connaissances, les expériences et les bonnes pratiques circulent plus facilement.
Sur le plan environnemental, sa plus grande satisfaction est d’avoir contribué à faire évoluer les pratiques en profondeur : aujourd’hui, aucun investissement n’est décidé sans que son impact environnemental ait d’abord été analysé.
Pour l’exercice fiscal 2026-2027, Sandrine souhaite aller plus loin et faire de ces données un véritable atout commercial. Elle travaille notamment à mettre à la disposition des équipes commerciales des données comparatives issues des analyses de cycle de vie, afin qu’elles puissent mieux valoriser la performance environnementale de nos technologies auprès des clients.
Même si l’empreinte carbone n’est pas encore au premier rang des attentes sur tous les marchés, Sandrine en est convaincue : être capable de mesurer et de démontrer la performance environnementale relative de nos technologies permet à Soitec de préparer l’avenir et de garder une longueur d’avance.
Réussir sans perdre de vue l’essentiel
Lorsqu’on lui demande ce qui la motive chaque jour, Sandrine parle d’abord de ses équipes.
« Ce qui me motive, c’est d’atteindre nos objectifs tout en préservant le bien-être de chacun. Lorsque nous obtenons de bons résultats, que nous avançons dans le respect, que nous aidons les personnes à grandir et que nous savons aussi rire ensemble, alors je considère que nous avons vraiment réussi. »
1 Corporate Sustainability Reporting Directive